NGARYNIORO ( Ibrahima Sall )

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Phénomène de lutte au Sénégal

27 Avril 2011 , Rédigé par ngarynioro Publié dans #Réflexion

Un week-end ne passe sans qu’on assiste à un grand combat de lutte au stade Demba Diop, à Iba Mar ou ailleurs.

Toujours l’enthousiasme est au rendez vous ! Les supporters ou amateurs concourent à dominer sur le plan de l’ambiance leurs adversaires sur le stade ou en dehors, devant le petit écran ou le poste de radio. Cela découle, comme on l’a assisté il ya trois semaines de la violence entre eux qui a vu la mort triste d’un.  Pour éviter que ces événements malheureux ne se reproduisent, les autorités chargés de cette structure, le CNG ont pris des mesures drastiques. Le CNG a raison dans la mesure où la lutte c’est notre sport national et ne doit aucunement véhiculer une image négative si on espère son exportation. N’oublions pas qu’elle fait partie de notre Téranga, notre hospitalité. La lutte fait partie de notre patrimoine national.Lutte_senegalaise.jpg

Ayant compris cet engouement, aujourd’hui la lutte est devenue un véritable business. Les sponsors comme Orange ou Tigo aident financièrement les promoteurs à organiser les grandes affiches avec des centaines de millions par lutteur. Chacun veut avoir de grand combat à son compte. C’est pas par hasard qu’il y a plus de licencier au Sénégal dans tous les sports réunis. Le matin tôt au bord des plages ou la nuit après le crépuscule des milliers de lutteurs s’entrainent comme des gladiateurs ayant à l’esprit le combat de la fin, du  siècle.

Etre un lutteur est devenu une réussite sociale au même niveau que le footballeur, le Haut fonctionnaire de l’Etat, le Doctor, le professeur d’Université, le Chef d’entreprise

Ca devient aussi une affaire de quartier, de ville. Certains même avancent sur le terrain glissant de l’ethnie ou du religieux pire selon moi que cette violence qu’on a évoqué en haut.

Avant, pendant et après les combats, les discussions sur les places publiques deviennent unique sujet. Parfois des injures fusent, on mise de l’argent, pire des titres fonciers. D’autres n’hésitent pas à jurer devant Dieu. Les marabouts aussi font leurs affaires avec les mystiques. Les petits commerçants vendent comme des petits pains les photos en somme des objets qui renvoient aux lutteurs. On se rappelle tous de ce fameux bonnet blanc de Modou Lô. Le public s’identifie à leur idole. Les médias réservent une grande partie à la lutte avec des émissions qui n’en finissent guère car qui accrochent le public. Un fait divers sur un lutteur, un contrat signé, les journaux sont assurés de vendre leurs écrits.

Beaucoup de choses restent pour décrire de la manière la plus exacte ce phénomène mais moi j’ai retenu une chose pour citer Kéba Mbaye l’hors de sa leçon d’inaugurale à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar aussi « cherchons à avoir de grands médecins, de grands ingénieurs, de grands professeurs, de grands spécialistes de l’économie et des finances et même des savants. »

C’est le Sénégal qui gagnera !

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Le juge Kéba Mbaye, un modèle

7 Octobre 2010 , Rédigé par ngarynioro Publié dans #Réflexion

Cette lettre fut envoyé par Feu Kéba Mbaye à son fils Abdoul MBAYE, frère de Cheikh Tidiane MBAYE, actuel Directeur Général de la Sonatel. Abdoul MBAYE venait, à 29 ans, d’être nommé Président-directeur général de la Banque de l’Habitat du Sénégal. Lourdes responsabilités pour un si jeune âge. comme lui même le reconnait "Je suis sûr de devoir ma réussite, si elle a existé, aux mots qu’elle contient".

A lire absolument si t'es jeune...

keba mbayeMon fils,
«Paris le 28 août 1982
Mes félicitations ! Que Dieu t’aide à porter ta lourde charge. Qu’il te protège contre le mal et t’inspire à chaque instant afin que toujours tu suives la voie du bien.
J’ai confiance.
Néanmoins je ne peux m’empêcher de te donner quelques conseils en de telles circonstances. D’ailleurs tu en entendras bien d’autres. Il faut en prendre et en laisser. Au Saloum on dit que quant un saloum-saloum te dit : «Faa lay waxal !» Méfie toi «waxal lu la. Bopam lay waxal.» Il faut donc écouter tout le monde, et prendre ta décision seul.  
Je n’attendrai pas aujourd’hui pour te faire une leçon de morale. Tu n’en as jamais eu besoin. Je suis donc sûr que tu ne vas pas changer. Mais je vais te livrer quelques remarques. Il ne s’agit guère des fruits d’une réflexion, mais du résultat d’une longue expérience de responsabilités.
Je te le sers sans ordre :N’aie confiance en personne à commencer par moi. Ne fais jamais rien d’important sans en discuter avec ton épouse. Il ne s’agit évidemment pas de faire ce qu’elle te dit, mais de prendre son avis. Prends aussi d’autres avis en ayant toujours en tête que ce que tu dis à un étranger sera répété, et parfois déformé. Reste simple. Mais ne sois pas vulgaire. Un banquier est comme un magistrat : il ne doit pas être accessible à tout venant. Sois égal pour tous : tes administrés et tes clients. Soit juste avec eux. Garde-toi des sentiments. Ils ne servent à rien dans ton métier. Respecte riches et pauvres, puissants et misérables.
Ne te mets pas en mal avec ceux qui t’ont fait confiance et en tête de qui se trouvent le Président et le Premier ministre. Fais savoir à ceux qui t’ont combattu que tu connais leur position et comprends leur inquiétude. Rassure-les et essais de les convaincre qu’ils ont eu tort. Ne te coupe ni de tes amis d’hier, ni de mes relations à moi. Mais que personne, je dis bien personne, ne réussisse à te faire dévier de la route que tu t’es tracée et qui doit être pavée des règlements et des lois qui régissent la Bhs. S’ils veulent te voir reçois-les, mais n’accepte pas qu’on te fasse perdre ton temps. Il faut néanmoins rester correct, simple et courtois. Refuser quelque chose à quelqu’un n’est ni bon ni mauvais, tout est dans la manière. On peut donner et faire de son donateur son pire ennemi. On peut refuser un service et garder un ami.  
Garde-toi des nouveaux amis. Ils seront les premiers à rigoler si un jour tu te casses la figure. Sois méfiant, et même dans ton service mets en place un système d’information et de consultation. Le premier est occulte et le second officiel. Mais ne donne jamais l’impression que tu n’es pas le chef, donc celui qui décide. Aie confiance en toi-même. Tu es désormais l’égal de qui que ce soit. La modestie n’est pas l’humilité. Celle-ci ne doit se manifester qu’envers Dieu. Continue à pratiquer ta religion avec la même constance, la même foi profonde ; Crois en Dieu ; et donc pas à un homme. Ils sont comme toi : à commencer par moi ! Dis-toi que nul ne doit t’en imposer. Mais que cela ne t’empêche pas de reconnaître le mérite des autres. Aie toujours à l’esprit qu’un chef cesse d’être un chef le jour où il devient faible. Ne te laisse jamais démonter. Prends tes sanctions avec fermeté et donne tes récompenses avec objectivité.

Dis-toi toujours que ce que tu n’as pas fait toi-même ou que tu n’as pas contrôlé, n’est pas fait ou est mal fait. Sois le premier à la banque et sors toujours le dernier. Garde tes opinions politiques pour toi. Un moment viendra où tu pourras dire ce qui te plait et où tu voudras. Ecoute beaucoup et parle peu, jamais une décision à la hâte, jamais une opinion après avoir écouté une seule partie. Il faut savoir ce qui se passe autour de toi, et faire semblant parfois de l’ignorer tout en en tenant compte dans tes actions. Ne mange pas n’importe où et ne bois pas un liquide dont tu ne connais pas l’origine. La circonspection et la méfiance avant tout. Fais-toi voir le moins possible. Ne commence aucune pratique que tu ne puisses poursuivre si elle est bonne.
Il me reste encore beaucoup de choses à te dire, j’en choisis une seule et la dernière : reste toi-même et que Dieu t’aide.
Papa.» 
Merci, M. le Juge. 

Source: http://www.caseeworld.com/

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Sans audace, sans victoire ?

29 Septembre 2010 , Rédigé par ngarynioro Publié dans #Réflexion

Mes amis,

Vous conviendrez avec moi : la précipitation brise nos rêves durables. Une longue période sans une foie intacte nous pousse à sombrer dans un désespoir sans issue. Alors qu’on a tendance à toujours oublier, l’espoir est le meilleur allié.

Vouloir réaliser tous les projets en même temps, dans la vitesse, va générer inévitablement une courte période de bonheur.

Cherchons toujours et nous trouverons dans l’exemple des gens qui ont réussi. Ils ont su dans la douleur, dans la patience, le rejet de la violence, du renoncement, du refus de coopérer sans être libre, du patriotisme, de la croyance pour obtenir gain de cause. Et aujourd’hui, tout le monde leur admire. Mandela en est l’exemple vivant.

Inutile de le répéter chaque chose à son temps. Encore moins il ne faut jamais cesser de se remettre en questions, de travailler pour améliorer ses qualités (chaque personne est unique de ses dons venus là haut) et rectifier ses défauts (n’oublions jamais notre caractère mortel). La vie n’est pas une scène de théâtre, de même une guerre sans fin. Tout simplement la vie demande du mouvement, du changement…

Je passais mon temps à me plaindre et je continue à le faire même si en tout ce n’est pas mauvais. Car je pense accepter sans réserve une situation de bassesse, de faiblesse, de diminution, d’incompétence, d’indécision, de démission, du renoncement, de l’habitude, de lassitude, d’oisiveté etc… équivaut à la lâcheté d’un homme, sans dignité, sans courage, sans progrès à la limite un homme animal.

Vouloir toujours être parfait serait de l’utopie, une mission impossible. Ça reste quand même un idéal à encourager. Il faudrait souhaiter. L’échec ne doit pas nous sombrer dans le vide, dans le noir. Au contraire, on doit de se féliciter pour aller toujours vers la perfection. L’essentiel est de ne jamais cesser de marcher. L’idéal est d’être toujours dans le « timpo » pour tendre vers la destination. Il faut chercher à atteindre les limites naturelles pour être un surnaturel, un immortel.

Audacieusement, mes amis, provoquons, moquons, chantons, crions du bonheur à l’image de l’esclave libéré, des gens  qui veulent nous réduire dans un faux jugement avec « l’arme de l’amour », expression fétiche de Martin Luter King.

De l’audace encore de l’audace pour interpeller Obama. Voilà un type audacieux. Il a montré la voie.

 

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Les sénégalais sont intelligents ! Quelle farce !

20 Septembre 2010 , Rédigé par ngarynioro Publié dans #Réflexion

En démocratie, l’exercice le plus facile est le critique et le plus difficile est évidemment de proposer des solutions efficaces.La politique est tellement démagogie que les acteurs ne reconnaissent jamais les bonnes idées de leur adversaire. Et même étant  le cas, il y aura toujours de récupération ou d’exagération  de la part de l’émetteur et du récepteur. La raison  est simple, ils ont compris que le peuple est à l’image du troupeau, sans esprit, oubliant vite, compact, il suivra sans se lasser, le guide le plus  habile qui promet des terres plus fertiles.

Mamadou Dia n’avait pas tort, lorsqu’il affirmait : « la politique est un truc très sale ». Lui-même en est la parfaite illustration. Au Sénégal, on milite à un parti non à une cause. On le fait malheureusement parce que dans une croyance collective c’est le chemin le plus facile pour gagner sa vie . On ne peut pas faire la politique en gardant sa dignité, son honneur, sa liberté dans un parti. Il n’existe pas si vous en connaissez dites le moi. Elle manque d’éthique, de justice, de dignité, et j’en passe.

Partout ailleurs, on milite par principe. On est libéral parce qu’on croit à la justesse de ses idées, de même socialiste, communiste, extrême droite ou gauche…

Partout ailleurs, les partis sont la propriété des militants. Il n’existe pas un chef naturel à vie. Seuls priment la compétence, la capacité à diriger, le leadership, l’intégrité…Au Sénégal et un peu partout en Afrique c’est le contraire.

Partout ailleurs, les électeurs choisissent leur candidat suite à des programmes et non des considérations que je me ferais mieux de taire.

Un candidat idéal se mesure par sa capacité à affronter les défis spécifiques suivant l’évolution du pays. La manière de faire une campagne au Sénégal sera plus ou moins comparable au Mali,  et différend en Europe ou aux USA.

Servir et non se servir un crédo qu’on n’applique guère.

La plus grande tristesse dans cette affaire, les militants de base se tuent et s’entretuent pour quelques sésames. On cherche à être plus proche des postes de responsabilité par tous les moyens mystiques mêmes , pour espérer enfin réussir dans la vie en touchant la « manne financière impropre ». Avec l’argent, les hommes politiques nous donnent toujours le mauvais exemple. Finalement cette croyance devient un dogme. Un ancien premier ministre se permet d’insulter les sénégalais en affirmant publiquement, sans impunité, son problème avec le président actuel résulte d’argent  « sale », une affaire de « bandits à grand chemin ». Ces deux hommes, au niveau fonction,  les plus importants dans ce pays se permettent de prendre le pays en otage en jouant leur grande comédie digne d’un film hollywoodien. A l’heure des élections c’est le grand deal pour calmer les esprits assoiffés de commentaires, mêmes les journalistes soient disant intelligents faisaient parti du troupeau. Ils ont trompé tout le monde. On utilise comme stratégie la voie respectueuse du religieux. Et ça marche bel et bien. Le soir des élections présidentiels ces deux sortent vainqueurs. Les sénégalais ont voté aveuglément pour eux.

Et après, tout le monde se désole que le pays va mal. Paradoxalement personne n’ose dire j’ai participé à la fabrication de cette monstre. Moi j’ai l’impression Aimé Césaire dans son Cahier d’un retour au pays natal parlait au peuple sénégalais : « cette foule qui ne sait pas faire foule, cette foule, on s’en rend compte, parfaitement seuls sous ce soleil, à la façon dont une femme, toute on eût cru à sa cadence lyrique, interpelle brusquement une pluie hypothétique et lui intime l’ordre de ne pas tomber ; ou à un singe rapide de croix sans mobile visible ; ou une l’animalité subitement grave d’une paysanne, urinant debout, les jambes écartées, roides. »

Durant toutes ces années, je ne cesse d’attendre : « les sénégalais sont intelligents. »

Alors BOUGNOU KENE NA RAYE

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Enjeux 2012: wade et l'opposition

4 Septembre 2010 , Rédigé par ngarynioro Publié dans #Réflexion

Depuis que Wade a annoncé sa candidature en 2012 pour un 3e mandat, nous constatons un grand bruit inutile dans la classe politique : les constitutionnalistes d’abord puis les politiciens. Sa candidature annoncée tôt fait peur à l’opposition qui semble être un prétexte en fait pour se faire entendre.

Je ne suis pas un habitué à parler de la politique dans mon blog si et seulement si c’est l’intérêt de notre pays, mais pas les hommes. J’estime en tant que simple citoyen aspirant le développement de l’Afrique en général, du Sénégal en particulier, à l’image des pays émergents (Inde, Chine, Brésil…), le devoir de  donner mon opinion personnelle. Il n’est rien d’autre qu’une voix parmi tant d’autres  dans un débat qui ne vise qu’à sortir de cette triste situation de notre pays. L’essentiel de ce débat tourne au tour de la démocratie.

En 2000, le Sénégal a montré l’exemple que Oui ! la démocratie est possible. On a organisé des élections libres et transparentes. La majorité de la population a opté pour l’alternance après 40 ans de règne sans partage des socialistes. Abdou Diouf symboliquement a accepté sa défaite après la victoire incontestable et historique de son adversaire politique Me Abdoulaye Wade. Malgré quelques parenthèses douloureuses, le Sénégal a été toujours cité comme exemple de démocratie en Afrique et il l’a confirmé grâce à la sagesse de Diouf, peut être heureux d’en finir  après une certaine amertume contre ses lieutenants, l’histoire nous le dira certainement.


En 2001, Wade malin et animal politique qui connait bien les sénégalais et ceux qui les animent pour les avoir côtoyer pendant ¼ de siècle dans les coins et recoins du Sénégal, l’euphorie de l’alternance, a donné un cadeau empoisonné, à ce pays, la constitution par référendum. Les gens ne pouvaient en ce moment précis de l’histoire  que se prononçaient sur le Oui. Le PS seul grand parti  mort, l’opposition est inexistante.

A son initial, la constitution rédigée par des spécialistes, dans l’ensemble, était bien accueillie, sans une critique majeure. En effet, elle était un enseignement des erreurs du passé. Même si tout le monde ne l’approuvait aussi surtout de la part des intellectuels sur certains points comme la laïcité.  Il y’avait du positif : droit à la marche, liberté de presse, limitation du mandat présidentiel à 2 d’une durée de 5 ans etc.

En 2010, Wade et son régime ont modifié plusieurs fois la constitution en regardant que leurs intérêts pour s’accrocher au pouvoir. Comme à son habitude Wade surprend tout le monde en annonçant  sa candidature en 2012  pour un 3e mandat. L’opposition comme un seul homme cri au scandale pour saisir la cour constitutionnelle. Selon elle, Wade est exclu de ses élections. Ce qui est vrai. Elle pense que la constitution l’interdise. Son camp saute sur l’occasion comme des bêtes sauvages en argumentant un débat mal saint, une peur bleue de la part de l’opposition.

Je vais étonner en tant que militant social-démocrate  donc naturellement de l’opposition pour donner raison aux libéraux. A son âge, les dérives de sa gouvernance pendant ses 10 longues et douloureuses années  pour le peuple sénégalais, Wade continue encore à faire trembler ses adversaires.  Le fond du problème en est que nous avons  une opposition qui ne sait pas opposée. Depuis 10 ans jamais on leur a senti être la voix du peuple face aux dérives de l’alternance. Cette étiquette  qu’on leur colle semble être une réalité. La politique ne se fait pas dans les salons. Moi je vois une bande de vieux en grande parti traditionnellement du PS qui n’ont jamais connus la dureté et l’habileté de l’opposition. Ma plus grande désolation est l’obstacle que représente Ousmane Tanor Dieng dans ce grand parti de Senghor, Lamine Gueye, Abdou Diouf. Tel un dictateur entouré de ses petits chiens pour empêcher toute restructuration, tout renouvellement, toute révolution au sein du PS comme à l’image du parti socialiste français avec ses vieux qui semblent s’éterniser. Vu son passé, Tanor sera difficilement président c’est une certitude. Il serait sage de sa part de donner la chance aux jeunes compétents (khalifa Sall par exemple) ou aux femmes (Aminat Mbingue Ndiaye, Aminata Tall Sall), qu’il organise des primaires  comme cela se fait aux Etats unis ou en France. MacCain, Terry, Ségolene, des gens qui ont qui ont perdu une campagne présidentielle doivent donner la chance aux autres.  C’est ça la logique. Ne me dit pas le Sénégal n’est pas la France ou les USA. Le Sénégal c’est une grande démocratie y a pas de doute à ça. Il suffit juste de corriger cela au fuir et à mesure de l’histoire cette jeune démocratie.

Pour revenir à l’opposition, elle ne pourra jamais battre Wade sans le PS encore que Tanor ne sera son candidat. Si Wade se présente même si c’est illégitime au regard de la constitution, elle doit plutôt saisir cette chance car le peuple  lui a tourné le dos. Mais pour cela y a une condition, elle a besoin d’un homme ou d’une femme charismatique. En rang dispersé, malgré l’impopularité de Wade, elle ne gagnera jamais. Mieux vaut réfléchir maintenant sur un candidat unique en son sein, adopter une stratégie pour la conquête du pouvoir et la construction du pays dans un programme cohérent, efficace et efficient. Les sénégalais sont fatigués par la manière dont les politiques se détournent de leurs intérêts. Il s’agit avant tout du peuple qu’on milite, qu’on s’engage pour construire cette nation, lui permettre de prospérer. Moralisez un peu la politique.

En annonçant tôt sa candidature, Wade veut jouer avec l’opposition pour le détourner de ses objectifs. Macky Sall qui n’est pas totalement de notre côté, on le conseille de méditer l’exemple de Idrissa Seck en 2007. S’il rejoint sa famille, il perdra toute sa crédibilité. Il perdra s’il rejoint le PDS et gagnera en étant le 3e homme qui peut faire la différence  au 2e tour par exemple.

Wade doit essayer de sauver son fils plutôt que de nous imposer  comme cela se faisait au temps des royaumes. C’est fini. This game is over.  S’il veut être président, Karim a les pleins droits de se présenter devant les sénégalais, mais on acceptera jamais par procuration. A cette occasion aussi, il devrait se répondre devant tous les scandales dont il est mêlé depuis qu’il travaille à côté de son père président.

Je terminerais en disant Sarkosy en France, Merkel en Allemagne, Obama aux USA, la politique n’appartient plus aux vieux, les femmes, les jeunes pour apporter du renouveau, on cherche une nouvelle alternative. Trois grands partis au Sénégal suffisent largement, pour la gagner la confiance de leurs militants et largement  des sénégalais.

Que Dieu bénisse le Sénégal, l’Afrique, le Monde.

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Résumé de ma soutenance

14 Août 2009 , Rédigé par ngarynioro Publié dans #Réflexion

Bonjour,

M. le président du jury

Messieurs les membres du jury

Chers étudiants

Chers invités,

C’est avec un immense plaisir et beaucoup de prudence que je me présente devant vous pour la soutenance de mon mémoire ; un passage obligatoire pour l’obtention de mon Brevet de technicien supérieur après deux années de formation, option gestion des entreprises, dans cette prestigieuse école, l’Institut privé de gestion que j’avais choisi, il y’a deux ans, du fait de sa longue tradition d’enseignement professionnel au Sénégal et de qualité.

Mais avant d’entrée en matières permettez-moi

 

M. le président du jury,

Messieurs les membres du jury

de rendre hommage à deux personnes qui m’ont TOUT donné, m’ont inculqué des valeurs telles que  l’éducation, le travail, la dignité, le respect, la tolérance… Malheureusement à cause des contraintes de distance ils n’ont pas être présents aujourd’hui. Ils se trouvent à 700 km d’ici, à Ourossogui dans la région de Matam.  Certes Très loin, mais j’en suis certain dans mon cœur et mon esprit qu’ils seront toujours présents pour me soutenir.

Il s’agit de mon père Oumar SALL et ma mère Bineta Malal DIALLO

Ceci étant dit, il est quand même important de parler de ce qui nous réunit ici.

Dès le début de l’année, nous nous sommes fixés comme objectif de placer le gestionnaire face à des difficultés internes ou externes et la voie royale pour le solutionner. Le sujet initial était Le Comportement Du Gestionnaire Face A La Crise

Puisque cette crise nous offre cette occasion et avec le conseil de mon Directeur de mémoire, M. SY, on a enfin retenu de le formuler ainsi dans le souci de la pertinence et de suivre un peu l’actualité: L’IMPACT DE LA CRISE FIANCIERE SUR LA GOUVERNANCE DE L’ENTREPRISE. Parce que personnellement, je pense que NOUS cette jeune génération nous devons saisir cette chance des NTIC, contrairement à nos parents, pour donner notre point de vue sur ce qui se passe dans le monde. Eviter d’être des consommateurs de l’évolution de notre planète.

Historiquement il est important de rappeler quelles crises que le monde à connu,

Depuis la chute du mer de Berlin en Novembre 1989 marquant le début du monde unipolaire derrière le tout puissant libéralisme qui a créé cette globalisation, le monde a connu cinq graves crises

 la crise asiatique (1997),

 la crise des hedge funds LTCM (1998),

la crise des valeurs de l’internet (2001),

la crise d’ENRON (2002)

 et actuellement la crise des subprimes qui ne connait pas pour l’instant sa fin. Même si on commence à voir par ci et par là « des lueurs d’espoir » pour reprendre les mots du président des USA, Obama.

A chaque fois, les conséquences sont néfastes, en ce  qui nous concerne le monde de l’entreprise. En un seul mot pour résumer la situation c’est INQUIETUDE GENERALE. Chaque fois qu’on pense que le système est protégé, on a pris les mesures nécessaires, une autre éclate là où on l’attend le moins. Chaque crise  avec sa spécificité.

Par ailleurs, même en période de stabilité, l’entreprise est selon les économistes, comme une bulle, du fait de sa complicité et elle peut éclater à tout moment.

Donc,  on voit Bien que c’est un problème complexe surtout dans cette période où l’environnement économico-financière est instable.  Elle inquiète tous ses acteurs.

Dans ce contexte  où les banquent prêtent moins, les chiffres d’affaires, en baisse, les subventions en forte diminution, les consommateurs qui consomment peu,  à tout moment la société peut déposer bilan, peut licencier etc.

 En sus, cette crise n’est qu’un prétexte car demain une autre peut surgir en ayant des conséquences beaucoup plus graves.

On voit  BIEN donc toute l’importance de ce sujet que se soit aujourd’hui ou demain pour l’entreprise et ses dirigeants.

Pour la rédaction et la soutenance de ce mémoire, je me suis fixé un certain nombre de règles : je ne vais jamais rendre ce mémoire sans avoir la certitude de bien respecter la technique, la forme et le fond qui est pour moi d’essayer de répondre à la question posée.

J’ai passé des heures, parfois des nuits. J’ai sacrifié mon temps. C’est pas par hasard que cette année mes notes sont contrairement à ma première, moins bonnes mais je ne cherche nullement à me blâmer ni à me justifier.

Pour la rédaction de ce mémoire, je l’ai divisé en deux parties :

Dans la première partie, j’ai pris le temps d’appliquer à la lettre ce que j’ai appris avec M. SARR la technique : le cadre théorique et méthodologique.

Pour ce qui concerne le premier j’ai essayé de faire ressortir

  1. Problématique
  2. Objectifs de recherche
  3. Hypothèses
  4. Pertinence et intérêt du sujet
  5. Revue critique de la littérature

Et le dernier la méthodologique

  1. Cadre de l'étude
  2. Délimitation du champ de l'étude
  3. Méthodologie utilisée
  4. Difficultés rencontrées

Ensuite dans la deuxième partie

J’ai essayé d’une part de définir les concepts clés:

la crise financière et la gouvernance de l’entreprise

D’autre part J’ai essayé de montrer comment cette crise bouleverse t-elle- l’entreprise dans son ENSEMBLE d’où la nécessité pour ses acteurs à réagir.

Dans cette optique, sous forme de recommandations, nous avons mis, pour terminer, l’importance de la communication en période de crise, sa gestion  et l’atout d’un leadership inspirant.

M. le président du jury

Messieurs les membres du jury

Avant même de m’assoir ici pour soutenir, je me suis jaugé. J’ai pris du recul par rapport à mon travail.  J’ai cette certitude : j’ai fait des efforts mais j’aurai dû faire plus.

Je vous remercie de votre attention et attend avec beaucoup d’intérêts vos remarques et questions pour d’avantage éclairer ce sujet.
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