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Retour de l'Etat pour moraliser le Capitalisme

Le monde est entrain dans une nouvelle ère depuis la chute du mur de Berlin en Novembre 1989 marquant ainsi  l’uni polarisation, la mondialisation galopante. On est passé d’une époque de profonds changements : l’économie de marché, le développement de l’ordinateur notamment l’internet, le portable, les satellites et d’autres progrès techniques dans le futur proche plus impressionnants.

Le Socialisme est derrière nous. Vive le tout puissant Capitalisme qui écrase tout sur son passage : la Chine, la Russie, les ex satellites de l’U.R.S.S, l’Inde, le Brésil, les pays magrébins, du golfe même une partie de l’Afrique. Nul n’y échappe. Le monde évolue vite et la survie dépend de l’adaptation. Il faut être créatif, compétitif, s’ouvrir aux autres sans avoir peur. Le rôle de l’Etat est limité pour ne pas dire inexistant. Son champ d’application est de plus en plus réduit. La crédibilité est plus du côté des acteurs, des individus. Les fondamentaux du Socialisme sont aux oubliettes. Comme si le monde n’a plus de cœur pour compenser avec la douleur des faibles, des pauvres, des démunis. Un exemple concret Obama et son administration  ont eu toutes les peines du monde à faire passer le projet de loi sur l’assurance maladie dont bénéficiera des millions d’américain. Il a fallu d’arrache lutte, de concessions, de menaces venant même de son propre camp.

On est en quête perpétuelle pour gagner au maximum les marchés, augmenter les chiffres d’affaires, délocaliser là où les coûts sont moins faibles, souci de compétitivité oblige. On est si efficace à comprendre le consommateur ; ses désirs, son attitude, gagner son cœur et son esprit pour qu’il devienne un client fidèle au produit grâce aux techniques sophistiqués du marketing actuel. Nul n’est à l’abri même le nomade en plein désert ou mon cousin peul avec ses troupeaux en brousse.

A force de regarder, les libéraux ont réussi dans la conception de l’homme souhaitable à leurs intérêts. On réfléchit de la même façon ; les rêves, les passions, les envies… Le souci des libéraux est de gagner vite et beaucoup. La sensibilité, le bon cœur on en fait plus une priorité notamment dans les entreprises qui cherchent logiquement les meilleurs pour rester dans la course pour espérer être en tête dans la concurrence.

Au temps, réussir relève d’une connotation péjorative. On est mal vu. On nous assimile à un égoïste. Au temps maintenant  c’est l’exhibition, la fierté, une icône pour les autres qui eux aussi aspirent la même situation.

Malheureusement, l’excès, la folie des financiers notamment les traders, les banquiers qui aboutit à un cycle de crise:  la crise asiatique (1997), la crise des hedge funds LTCM (1998),la crise des valeurs de l’internet (2001),la crise d’ENRON (2002) et dernièrement la crise financière qui prendra longtemps pour stabiliser les économies déjà fragilisées, montre les limites du capitalisme.

Lors du sommet du G20 à Londres et aux Etats-Unis, les chefs de fille, américain, britannique, français évoquent maintenant la « moralisation » du système. Pour un meilleur équilibre, l’Etat doit faire son retour, une obligation de se donner, dans l’urgence, les moyens sans étouffer les libertés individuelles. Le capitalisme a besoin du socialisme modéré. L’autorité est souhaitable dans le cadre déontologique pour éviter les déséquilibres moraux, économiques, politiques voire culturels qui pourraient être une menace réelle pour la stabilité du système capitaliste quant on sait partout l'implosion sociale est un fait. 

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