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Les sénégalais sont intelligents ! Quelle farce !

En démocratie, l’exercice le plus facile est le critique et le plus difficile est évidemment de proposer des solutions efficaces.La politique est tellement démagogie que les acteurs ne reconnaissent jamais les bonnes idées de leur adversaire. Et même étant  le cas, il y aura toujours de récupération ou d’exagération  de la part de l’émetteur et du récepteur. La raison  est simple, ils ont compris que le peuple est à l’image du troupeau, sans esprit, oubliant vite, compact, il suivra sans se lasser, le guide le plus  habile qui promet des terres plus fertiles.

Mamadou Dia n’avait pas tort, lorsqu’il affirmait : « la politique est un truc très sale ». Lui-même en est la parfaite illustration. Au Sénégal, on milite à un parti non à une cause. On le fait malheureusement parce que dans une croyance collective c’est le chemin le plus facile pour gagner sa vie . On ne peut pas faire la politique en gardant sa dignité, son honneur, sa liberté dans un parti. Il n’existe pas si vous en connaissez dites le moi. Elle manque d’éthique, de justice, de dignité, et j’en passe.

Partout ailleurs, on milite par principe. On est libéral parce qu’on croit à la justesse de ses idées, de même socialiste, communiste, extrême droite ou gauche…

Partout ailleurs, les partis sont la propriété des militants. Il n’existe pas un chef naturel à vie. Seuls priment la compétence, la capacité à diriger, le leadership, l’intégrité…Au Sénégal et un peu partout en Afrique c’est le contraire.

Partout ailleurs, les électeurs choisissent leur candidat suite à des programmes et non des considérations que je me ferais mieux de taire.

Un candidat idéal se mesure par sa capacité à affronter les défis spécifiques suivant l’évolution du pays. La manière de faire une campagne au Sénégal sera plus ou moins comparable au Mali,  et différend en Europe ou aux USA.

Servir et non se servir un crédo qu’on n’applique guère.

La plus grande tristesse dans cette affaire, les militants de base se tuent et s’entretuent pour quelques sésames. On cherche à être plus proche des postes de responsabilité par tous les moyens mystiques mêmes , pour espérer enfin réussir dans la vie en touchant la « manne financière impropre ». Avec l’argent, les hommes politiques nous donnent toujours le mauvais exemple. Finalement cette croyance devient un dogme. Un ancien premier ministre se permet d’insulter les sénégalais en affirmant publiquement, sans impunité, son problème avec le président actuel résulte d’argent  « sale », une affaire de « bandits à grand chemin ». Ces deux hommes, au niveau fonction,  les plus importants dans ce pays se permettent de prendre le pays en otage en jouant leur grande comédie digne d’un film hollywoodien. A l’heure des élections c’est le grand deal pour calmer les esprits assoiffés de commentaires, mêmes les journalistes soient disant intelligents faisaient parti du troupeau. Ils ont trompé tout le monde. On utilise comme stratégie la voie respectueuse du religieux. Et ça marche bel et bien. Le soir des élections présidentiels ces deux sortent vainqueurs. Les sénégalais ont voté aveuglément pour eux.

Et après, tout le monde se désole que le pays va mal. Paradoxalement personne n’ose dire j’ai participé à la fabrication de cette monstre. Moi j’ai l’impression Aimé Césaire dans son Cahier d’un retour au pays natal parlait au peuple sénégalais : « cette foule qui ne sait pas faire foule, cette foule, on s’en rend compte, parfaitement seuls sous ce soleil, à la façon dont une femme, toute on eût cru à sa cadence lyrique, interpelle brusquement une pluie hypothétique et lui intime l’ordre de ne pas tomber ; ou à un singe rapide de croix sans mobile visible ; ou une l’animalité subitement grave d’une paysanne, urinant debout, les jambes écartées, roides. »

Durant toutes ces années, je ne cesse d’attendre : « les sénégalais sont intelligents. »

Alors BOUGNOU KENE NA RAYE

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