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Enjeux 2012: wade et l'opposition

Depuis que Wade a annoncé sa candidature en 2012 pour un 3e mandat, nous constatons un grand bruit inutile dans la classe politique : les constitutionnalistes d’abord puis les politiciens. Sa candidature annoncée tôt fait peur à l’opposition qui semble être un prétexte en fait pour se faire entendre.

Je ne suis pas un habitué à parler de la politique dans mon blog si et seulement si c’est l’intérêt de notre pays, mais pas les hommes. J’estime en tant que simple citoyen aspirant le développement de l’Afrique en général, du Sénégal en particulier, à l’image des pays émergents (Inde, Chine, Brésil…), le devoir de  donner mon opinion personnelle. Il n’est rien d’autre qu’une voix parmi tant d’autres  dans un débat qui ne vise qu’à sortir de cette triste situation de notre pays. L’essentiel de ce débat tourne au tour de la démocratie.

En 2000, le Sénégal a montré l’exemple que Oui ! la démocratie est possible. On a organisé des élections libres et transparentes. La majorité de la population a opté pour l’alternance après 40 ans de règne sans partage des socialistes. Abdou Diouf symboliquement a accepté sa défaite après la victoire incontestable et historique de son adversaire politique Me Abdoulaye Wade. Malgré quelques parenthèses douloureuses, le Sénégal a été toujours cité comme exemple de démocratie en Afrique et il l’a confirmé grâce à la sagesse de Diouf, peut être heureux d’en finir  après une certaine amertume contre ses lieutenants, l’histoire nous le dira certainement.


En 2001, Wade malin et animal politique qui connait bien les sénégalais et ceux qui les animent pour les avoir côtoyer pendant ¼ de siècle dans les coins et recoins du Sénégal, l’euphorie de l’alternance, a donné un cadeau empoisonné, à ce pays, la constitution par référendum. Les gens ne pouvaient en ce moment précis de l’histoire  que se prononçaient sur le Oui. Le PS seul grand parti  mort, l’opposition est inexistante.

A son initial, la constitution rédigée par des spécialistes, dans l’ensemble, était bien accueillie, sans une critique majeure. En effet, elle était un enseignement des erreurs du passé. Même si tout le monde ne l’approuvait aussi surtout de la part des intellectuels sur certains points comme la laïcité.  Il y’avait du positif : droit à la marche, liberté de presse, limitation du mandat présidentiel à 2 d’une durée de 5 ans etc.

En 2010, Wade et son régime ont modifié plusieurs fois la constitution en regardant que leurs intérêts pour s’accrocher au pouvoir. Comme à son habitude Wade surprend tout le monde en annonçant  sa candidature en 2012  pour un 3e mandat. L’opposition comme un seul homme cri au scandale pour saisir la cour constitutionnelle. Selon elle, Wade est exclu de ses élections. Ce qui est vrai. Elle pense que la constitution l’interdise. Son camp saute sur l’occasion comme des bêtes sauvages en argumentant un débat mal saint, une peur bleue de la part de l’opposition.

Je vais étonner en tant que militant social-démocrate  donc naturellement de l’opposition pour donner raison aux libéraux. A son âge, les dérives de sa gouvernance pendant ses 10 longues et douloureuses années  pour le peuple sénégalais, Wade continue encore à faire trembler ses adversaires.  Le fond du problème en est que nous avons  une opposition qui ne sait pas opposée. Depuis 10 ans jamais on leur a senti être la voix du peuple face aux dérives de l’alternance. Cette étiquette  qu’on leur colle semble être une réalité. La politique ne se fait pas dans les salons. Moi je vois une bande de vieux en grande parti traditionnellement du PS qui n’ont jamais connus la dureté et l’habileté de l’opposition. Ma plus grande désolation est l’obstacle que représente Ousmane Tanor Dieng dans ce grand parti de Senghor, Lamine Gueye, Abdou Diouf. Tel un dictateur entouré de ses petits chiens pour empêcher toute restructuration, tout renouvellement, toute révolution au sein du PS comme à l’image du parti socialiste français avec ses vieux qui semblent s’éterniser. Vu son passé, Tanor sera difficilement président c’est une certitude. Il serait sage de sa part de donner la chance aux jeunes compétents (khalifa Sall par exemple) ou aux femmes (Aminat Mbingue Ndiaye, Aminata Tall Sall), qu’il organise des primaires  comme cela se fait aux Etats unis ou en France. MacCain, Terry, Ségolene, des gens qui ont qui ont perdu une campagne présidentielle doivent donner la chance aux autres.  C’est ça la logique. Ne me dit pas le Sénégal n’est pas la France ou les USA. Le Sénégal c’est une grande démocratie y a pas de doute à ça. Il suffit juste de corriger cela au fuir et à mesure de l’histoire cette jeune démocratie.

Pour revenir à l’opposition, elle ne pourra jamais battre Wade sans le PS encore que Tanor ne sera son candidat. Si Wade se présente même si c’est illégitime au regard de la constitution, elle doit plutôt saisir cette chance car le peuple  lui a tourné le dos. Mais pour cela y a une condition, elle a besoin d’un homme ou d’une femme charismatique. En rang dispersé, malgré l’impopularité de Wade, elle ne gagnera jamais. Mieux vaut réfléchir maintenant sur un candidat unique en son sein, adopter une stratégie pour la conquête du pouvoir et la construction du pays dans un programme cohérent, efficace et efficient. Les sénégalais sont fatigués par la manière dont les politiques se détournent de leurs intérêts. Il s’agit avant tout du peuple qu’on milite, qu’on s’engage pour construire cette nation, lui permettre de prospérer. Moralisez un peu la politique.

En annonçant tôt sa candidature, Wade veut jouer avec l’opposition pour le détourner de ses objectifs. Macky Sall qui n’est pas totalement de notre côté, on le conseille de méditer l’exemple de Idrissa Seck en 2007. S’il rejoint sa famille, il perdra toute sa crédibilité. Il perdra s’il rejoint le PDS et gagnera en étant le 3e homme qui peut faire la différence  au 2e tour par exemple.

Wade doit essayer de sauver son fils plutôt que de nous imposer  comme cela se faisait au temps des royaumes. C’est fini. This game is over.  S’il veut être président, Karim a les pleins droits de se présenter devant les sénégalais, mais on acceptera jamais par procuration. A cette occasion aussi, il devrait se répondre devant tous les scandales dont il est mêlé depuis qu’il travaille à côté de son père président.

Je terminerais en disant Sarkosy en France, Merkel en Allemagne, Obama aux USA, la politique n’appartient plus aux vieux, les femmes, les jeunes pour apporter du renouveau, on cherche une nouvelle alternative. Trois grands partis au Sénégal suffisent largement, pour la gagner la confiance de leurs militants et largement  des sénégalais.

Que Dieu bénisse le Sénégal, l’Afrique, le Monde.

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Samba Alassane Thiam 14/09/2010 10:59



Bonjour Oumar,


J'avoue que j'ai du mal a te suivre mais je comprends en filigrane que tu appelles de tes voeux la ronde des generations dans les organes de direction de notre parti. Tu as parfaitement le
droit de te reclamer d'un responsable du parti.


Je te rappelle, mon cher ami, que le Secretaire general Ousmane Tanor Dieng a ete clair sur ce sujet. Il viendra ce moment ou il devra passer le temoin a une jeune generation plus apte a
supporter les aspirations du parti.


Ici, il ne s'agit pas d'etre redevable de la generosite de qui que ce soit. Nous avons adhere au parti par convictions et sommes alles au charbon pour defendre son Nouvel Elan. Nous ne
reculerons pas.


Nous avons un agenda politique au bout duquel nous apporterons notre contribution a l'effort national de redressement de ce pays.


J'edite egalement un blog et je t'invite a le visiter. Je t'encourage cher ami a poursuivre tes publications.


Salam!


Bathie



Samba Alassane Thiam 13/09/2010 14:01



"Ma plus grande désolation est l’obstacle que représente Ousmane Tanor Dieng dans ce
grand parti de Senghor, Lamine Gueye, Abdou Diouf. Tel un dictateur entouré de ses petits chiens pour empêcher toute restructuration, tout renouvellement, toute révolution au sein du PS comme à
l’image du parti socialiste français avec ses vieux qui semblent s’éterniser. Vu son passé, Tanor sera difficilement président c’est une certitude. Il serait sage de sa part de donner la chance
aux jeunes compétents (khalifa Sall par exemple) ou aux femmes (Aminat Mbingue Ndiaye, Aminata Tall Sall), qu’il organise des primaires  comme cela se fait aux Etats unis ou en
France."


 


Ibrahima,


Je voudrais discuter ce passage qui ne réflète aucunement la réalité au Parti
Socialiste. J'observe que le congrès ordinaire de 2007 a déclenché un processus de rajeunissement du parti et les structures nées de ce congrès ont marqué la présence des jeunes dans les
structures de base, non pas pour assurer des positions de mobilisation et d'animation mais d'organisation et de gestion de l'agenda du parti dans le bureau politique.


Pour ce qui concerne la région de Matam, nous avons obtenu les résultats qui
expliquent notre leadership au sein du parti socialiste et nos positions, qui n'ont pas été un cadeau, le prouvent sans complexe.


Je suis surpris de ne pas lire le nom de notre grand-père Mamadou Dia parmi les
fondateurs du Parti Socialiste. Tu ne connais pas très bien l'histoire de ce parti pour dire de pareilles énormités sur Ousmane Tanor Dieng.


Le Secrétaire général Ousmane Tanor Dieng a maintenu le parti en vie et l'a dynamisé
avec le Nouvel Elan, porté aujourd'hui par de jeunes premiers qui, en 2000, avaient sanctionné le régime socialiste pour ses parenthèses démocratiques et les insuffisances critiques de son
gouvernement.


En 2010, ceux qui avaient voté contre Abdou Diouf admettent que le Parti Socialiste
avaient juste besoin de se débarrasser de sa mauvaise graisse et de libéraliser des secteurs dans lesquels les jeunes cadres, les agriculteurs, l'entrepreunariat féminin investir pour gagner
leurs pains sans stress.





OUSMANE TANOR DIENG, invité de la rédaction de "La gazette" : « Un Président s'occupe de l'essentiel et les détails, c'est pour les autres »

















10-09-2010





Ousmane Tanor
Dieng est discret. Un peu comme la couleur de son boubou marron clair. Le secrétaire général du Parti socialiste arrive dans la salle de Rédaction sans se faire remarquer. Juste la
tronche imposante de son garde du corps capte l’attention. L’héritier du Ps répondra aux questions de la Rédaction de La Gazette durant deux tours d’horloge, longues pour lui qui ne cesse
de rappeler le timing convenu. Pourtant, il ne s’ennuie pas, toujours fidèle à sa réputation de diplomate, gardien des secrets de la République qu’il sait taire comme on en voit plus sous
ce Sénégal de l’alternance. Les provocations, les relances… ne lui feront pas lâcher le mot de trop ou l’anecdote qui fâche. Il reste mesuré, pèse et soupèse les mots et concède une mine
joviale presque professionnelle.


L’Homme du nouvel élan rejoue, dans ce premier jet de L’Invité de la Rédaction, l’élection présidentielle de 2007. Il est catégorique : « C’est une vaste escroquerie
politique ». Lui, ancien personnage clef de plus de vingt ans de la République et actuel premier opposant du Pds est étonné d’entendre certaines déclarations « qui ne relèvent
que du culot ». « Ils parlent, oubliant que j’ai été témoin ». Si OTD ne dévoile pas des se crets d’Etat, il raconte tout de même quelques détails, quelques rencontres
heureuses ou malheureuses... Tout en donnant une leçon de gouvernance à Maître Wade.


 


Le débat sur la recevabilité ou non de la candidature de Wade fait rage, mais les leaders de l’opposition semblent éviter la question. Sont-ils d’accord avec cette
candidature ?


C’est vrai qu’on ne nous a pas entendus sur la question, mais dorénavant, on nous entendra un peu plus. Parce que mon sentiment était qu’il serait mieux de laisser les
constitutionnalistes se prononcer d’abord sur la question. C’était important, parce que je ne fais pas partie de ceux qui pensent tout de tout. Les hommes politiques ont tendance à
prétendre tout connaître et cela n’est pas possible. Je pense qu’il est toujours bon, sur des questions assez pointues de cette nature, de laisser d’abord se prononcer les spécialistes.
Aujourd’hui, ce débat mené par les constitutionnalistes est entrain de prendre la place qu’il mérite dans le débat politique. C’est une question cruciale pour l’avenir du pays. La
conclusion à laquelle presque tous les constitutionnalistes se sont accordée, c’est que Abdoulaye Wade ne pourrait plus se présenter pour un troisième mandat présidentiel. A mon avis, les
derniers arguments donnés par le professeur Pape Demba Sy, sont très éclairants.


En plus, ce constitutionnaliste est digne de confiance pour la bonne et simple raison qu’il fait partie des rédacteurs de la Constitution de 2001. Le président de la République, Abdoulaye
Wade savait bien le contenu qu’il voulait mettre dans la Constitution. Et Pape Demba Sy rappelle que la décision de limiter le mandat présidentiel à deux, était prise en se basant sur le
fait que Senghor et Abdou Diouf ont chacun, fait 20 ans au pouvoir. C’est pourquoi, on avait indiqué que le président de la République est élu pour un mandat de 5 ans renouvelable une
seule fois.








ngarynioro 13/09/2010 19:51



J'ai bien reçu le message.


je voudrais tout simplement dire il est difficile d'être dans un parti est critiqué son chef. En fait, nous sommes tous redevable à quelqu'un dans la vie. Tel un militant actif vervant du PS vous
ne pouvez que tenir ce discours.


Certes j'ai oublié le grand maodo dans mon article aussi médiocre qu'il soit je l'assume. Je faisais qu'exprimer dans un esprit cartésien librement mon opinion sur la vie politique au Sénégal.
Vous êtes le mieux placé pour faire une vie en politique, moi j'adhère le PS (j'ai ma carte depuis 2007) par principe. Si je vois des choses qui ne me semblent pas logique, pour l'interet du
peuple avant tout, j'ai le droit de le crier haut et fort dans mon blog. J"ai fait l'erreur de porter un jugement sur la personne de OusmaneTanor Dieng (mon ami je lui sérré la main fierement le
jour de la Korité dans la mosquée de Seydou nourou Tall) j'ai rien contre personne modeste, diplomate qui aime son pays je ne dirais jamais le contraire. Seulement dans l'imagination des
senegalais, Tanor doit de faire beaucoup de chose pour corriger son image salit à tort.


Pour moi il est plus sage de confier le PS maintenant à un autre de type charismatique et n'ayons pas peur du changement.


Mais vous si vous admettez que Tanor est plus apte à plus de chance, cela est votre jugement personnel.


Encore une fois Tanor n'est pas ma cible, se sont wade et son gouvermenent


je resterai toujours ce militant du parti mais libre.