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Elections ivoiriennes: jurisprudence dangereuse pour l'Afrique

L’image que donne actuellement la Côte d’Ivoire au monde, sans tomber dans l’euphorie partisane des dirigeants ainsi que ceux des autres  de la sous région, ne l’honore pas, n’honore pas l’Afrique toute entière.

Quatre jour après les élections du 2e tour et des dizaines de milliers de recours, procès verbaux, la CEI ( Commission Electorale  Indépendante) proclame jeudi le Candidat Alassane Dramane  Ouattara, président élu avec plus de 54% sur son adversaire le Président candidat Laurent Bagbo. Le lendemain, c’est la grande confusion car le Conseil Constitutionnel se saisit du dossier pour inverser le résultat initial en donnant la victoire au président gagnant.

Dans l’histoire politique de l’Afrique Noire, c’est du jamais vu : deux présidents dans un pays.

Entre légalité et légitimité, nous sommes confrontés. Au delà du combat juridique, je pense la décision du Conseil Constitutionnel ne doit en aucune manière faire une jurisprudence. Il serait plus sage de forcer les deux candidats à retourner aux urnes. Encore la responsabilité incombe au président Laurent Bagbo, après dix années de pouvoir, un pays meurtri de guerre, toujours pas pacifique, sans réconciliation, un blocage économique, la sagesse voulait qu’il accepte le verdict du Conseil le mot n’est pas fort, le « martyr » d’une paix durable en Côte d’Ivoire, d’une réconciliation entre les frères et sœurs. Il n’est dans son rôle en tant que gardien de la constitution de poser des actes qui appelleront inévitablement à la violence. La Côte d’Ivoire a besoin maintenant d’une paix durable. Si le pays marche lentement (je pense dix ans ça suffit) c’est toute l’Afrique Occidentale qui entonnera le même rythme, alors nous sommes déjà suffisamment en retard. Il n’est pas de notre intérêt. Regardons parfois l’intérêt du peuple, ses profondes aspirations et non le poste. On peut être utile sans le poste président. L’histoire retiendra l’image positive, même si le débat sera toujours, ses propositions seront légales, où la Côte d’Ivoire à traverser. Abdou Diouf l’a fait sans regret en 2000 au Sénégal et aujourd’hui au plan international sa respectabilité est renforcée. N’ayons pas peur de laisser le pouvoir à temps. Entant que pan africain, nous faisons le même appel à notre président Me Abdoulaye Wade, Blaise Compaore  d’autres à faire de même.

Nous, cette jeune génération, nous appelons nos vieux dirigeants qui s’agrippent au pouvoir par des moyens légaux et/ou illégaux à regarder un peu la souffrance de la population. Nous sommes pris en otage par une bande de vieux nostalgique des années d’indépendance. Ils ne sont pas toujours conscients que le monde à bouger. La démocratie en Afrique est en marche, ça les dirigeants têtus ne l’ont pas compris. En Côte d’ivoire, en Guinée ou ailleurs, la population au lendemain des élections n’a qu’une seule envie aller au bureau, au marché. La vie doit continuer après les élections. Le peuple africain a dépassé cette démagogie, cette propagande fasciste des dirigeants. Le peuple s’est réveillé.

C’est pourquoi, il faudra en Afrique une génération nouvelle d’hommes politiques qui comprennent mieux le monde. De passage, nous félicitons la sagesse, le dépassement de Cellou Dalein candidat malheureux ou heureux qui a accepté dignement le verdict de la Cour Supprême félicitant son adversaire politique, Alpha Condé.

Nous disons vive la Guinée, vive l’Afrique démocratique en marche.

Nous serons très fiers que nos dirigeants réagissent bien sur cette situation insupportable en Côte d’ivoire.cote-d-ivoire-drapeau

 

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