NGARYNIORO ( Ibrahima Sall )

Ethique et les affaires

30 Août 2011 , Rédigé par ngarynioro Publié dans #Réflexion

Il ne suffit pas seulement de faire de longues études pour être un grand homme d’affaires. En effet, en donnant une oreille attentive et des yeux un peu ouverts à des gens qu’on se dit « illettrés », "banabana" et  on se rencontre : sortir dans une grande école de commerce ou un université de renommé ne nous fait ce grand  business man.

Notre président M. Wade en estune parfaite illustration avec tous ses diplômes en poche faisant de lui l’homme le plus diplômé parmi ses pairs n’a rien servit car il est incapable depuis 10 ans de booster le pouvoir d’achat des sénégalais, de réduire les prix des denrées de première nécessité qui se sont multipliés par 5 voir plus pourtant lui ce professeur d’économies avec tenez-vous bien une fameuse formule à lui.

Depuis quelques années, on commence à enseigner l’éthique et le management dans les écoles de commerce comme la notre. Au finish mes camarades étudiants dans leur majorité sorte purifiés dans leur âme en y croyant comme Dieu de l’appliquer à la lettre une fois aux affaires en omettant une chose, des pratiques peu éthiques sont parfois nécessaires pour ne pas dire normales.

Les affaires dans une certaine mesure sont dénuées de moral avec deux exemples palpables:

Le marché de l’ognon au Sénégal avec une politique gouvernementale visant à protéger les producteurs locaux en suspendant d’une période donnée les importations en vue d’écouler leur produit, le consommateur local dans une analyse micro économique va chercher à maximiser sa satisfaction avec le minimum de ressources. Donc on voit bien qu’il n’achète pas toujours le produit pour aider ses producteurs. Il cherchera plutôt à trouver la qualité avec le moindre prix offert sur le marché. Par contre c’est aux politiques de les subventionner par des moyens matériels comme les tracteurs, les engrais avec en amont des formations adéquates à l’image du producteur américain, européen ou chinois, dans une économie globalisée marquée par la compétitivité  et la concurrence parfois féroces.

Enfin, face aux APE (accords de partenariat économisue) on a vu le tolet des fervents défenseurs des pays en développement qui dénonçaient un commerce inéquitable, deux poids deux mesures. Même s’il y a une immortalité dans tout cela, les dirigeants  européens sont élus pour satisfaire leurs citoyens, maintenir leur position dans l’économie mondiale, protéger leur marché par différentes stratégies. En aucun cas ils ne chercheront à développer l’Afrique à notre place parce que Sarkoky, Obama ou Hu Jintao aime sincèrement ce continent.

Alors n’est-il pas normal pour nos dirigeants de faire de même ? Si tu me comprends bien la ruse fait partie intégrante du business mais est-elle toujours éthique !

Lire la suite

L’espoir d’une crise pour l’Afrique !

5 Août 2011 , Rédigé par ngarynioro Publié dans #Propositions

Va-t-on vers une nouvelle crise économique mondiale comme celle de 2008 ? En tout cas, tous les indicateurs nous laissent penser que Oui !

Aux Etats unis, malgré une croissance apathique, depuis l’arrivée de l’administration d’Obama et le vote inextrémiste cette semaine du Sénat américain, avec une vive opposition parfois même du camp démocrate, d'alleurs Il a fallu faire plusieurs concessions pour son adoption, du projet visant à éviter le défaut de paiement de la première puissance économique mondiale, vient s’ajouter cette longue crise de l’Euro qui a commencée avec la crise grecque.

p10_bourse100789702_-600_x_600-.jpg

Conséquence, cette semaine les grands marchés financiers ont affichent une grise mine (Wall street, Cac40 et Tokyo), dans ce climat d’urgence qui n’assure pas les investisseurs.

Seul l’Afrique est épargnée  comme en 2008 pour une et simple raison: sa part dans le système financier mondial est très faible. Et si la crise persiste, la zone africaine va la subir davantage. Il n’est pas sans savoir, les grands projets de développement sont financés par les bailleurs de fonds européens, américains et asiatiques. En sus, les transferts de fonds des immigrés africains comme en 2008 avec la crise des subprimes vont chuter considérablement.

De ce fait, notre croissance aussi faible mais soutenue depuis quelques années se dissipera cette fois-ci pour longtemps.

actualite-1530_0-copie-1.jpgPour y faire face, nous pensons il faudra réflechir sur d’autres alternatives en serrant bien sûr les coudes par exemple : accélérer l’intégration économique de nos zones, créer une monnaie unique et forte africaine, répandre  l’exemple du Ghana dans toute l’Afrique, bonne gouvernance, des institutions fortes, ensemble mieux négocier dans les instances internationales comme le Fond Monétaire International, la Banque Mondiale, l’Organisation Mondiale du Commerce etc, se battre pour au moins un siège permanant au Conseil de Sécurité de l’Onu. La liste n’est pas exhaustive.

L’Afrique a tous les atouts pour décoller dans cette économique mondiale qui a montré ses limites. Nous devons plus regarder avec complexe ces économies aussi florissants mais en perpétuel crise car à des intervalles très courts depuis 1989, le début de la mondialisation avec la toute puissante du capitalisme et  aujourd’hui avec ses différentes crises.

Il est temps que l’Afrique réfléchisse sur une nouvelle idéologique économique originale. L’Afrique n’a jamais était aussi dans une situation confortable. Réfléchissons ensemble pour que ce continent décolle enfin dans ce climat de chaos du système financier et économique mondial.

Lire la suite