NGARYNIORO ( Ibrahima Sall )

Bamba Dieye entre dans l'histoire et Wade ?

22 Juin 2011 , Rédigé par ngarynioro Publié dans #Coup de gueule

La scène s’est déroulée hier après-midi devant les grilles de l’Assemblée Nationale du Sénégal. Un Monsieur avec son bandeau des couleurs de la Nation qui descend discrètement dans sa voiture et le vigile ne lui prête pas attention. On dirait il est un habitué des lieux. Tout à coup le bruit court vers ce lieu et les regards s’y tournèrent. Une discussion houleuse, des échanges parfois même violents entre le vigile et les compagnons de ce Monsieur. C’est Bamba DIEYE, le débuté sénégalais, maire de Saint Louis, leader du FSD/BJ et candidat à la présidentielle de 2012 qui s’est enchaîné aux grilles de l’Assemblée.

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Le soir sous tous les bouquets et surtout l’internet, l’image fait le tour du monde.

Il était venu protester contre cette loi diabolique par des armes pacifiques visant en quelque sorte à supprimer le 2e tour présidentiel. Car cette loi permet à 25% seulement d’être le Président de la République et en parallèle la nomination du Vice président.Pari réussi, je pense tout le Sénégal a apprécié à sa juste valeur ce geste symbolique qui combat contre le mal politique. Loi diabolique dans la mesure où Wade et son camp savent bel et bien que les sénégalais leurs ont tourné le dos. Partout au Sénégal, cette conscience est partagée. Et tous sont très impatients d’être le 26 Février 2012, le jour de l’élection pour participer à la fin du régime libéral.

Maintenant, ils sont désespérés et chercheront par tous les moyens à se maintenir au pourvoir par la loi et je pense ils vont recourir par la force.

Jamais le Sénégal n’a été sous surveillance policière. Même avec l’armée, ma conviction personnelle est le soulèvement populaire (nous le désirons guère, pas aujourd’hui,  ni demain pour notre pays) est une arme puissante. Regardons les régimes très policiers des pays arabes pourtant il a eu bel et bien le Printemps arabe. Wade même a vu ça de ses propres yeux avec son ancien ami qui lui souhaitait un jour ici à Dakar Président à vie. Le pouvoir lui échappe petit à petit. Même si danscette histoire on est de tout cœur avec Kadhafi contre l’injustice des puissances occidentales.

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Ce 21 Juin 2011 restera graver à jamais dans les annales de l’histoire politique du Sénégal.

Me Wade nous vous invitons à sortir par la grande porte et l’histoire vous glorifiera certainement. L’alternance n’est pas une fin en soi mais un éternel recommencement pour reprendre les mots du Sage Kéba Mbaye. Il faut l’accepter pour le bien de la santé démocratique. Vu ton âge, Me Wade vous devrez vous comporter comme le gardien, le sage de la Constitution au lieu d’être aveuglé par les appels de tes lieutenants. Vous vous battez maintenant pour eux.

Monsieur le Président, la balle est dans votre camp pour retirer ce projet visant à modifier la constitution pour des raisons électoralistes, donc infondées pour la Paix, la Stabilité de notre grande Nation.

UN PEUPLE, UN BUT, UNE FOI

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Vers un progrès sociétal africain !

7 Juin 2011 , Rédigé par ngarynioro Publié dans #Réflexion

En un moment donné de notre existence, nous serons dans l’obligation de prendre une décision positive ou négative, et il nous suivra toujours.

Si certains sont doués ou chanceux à prendre les bonnes, d’autres par contre sont malchanceux. Il n y a pas une formule magique car après tout ça arrive à tout le monde. Devant l’échec, on se cache derrière la volonté divine surtout pour les fervents croyants, pour d’autres on se culpabilise derrière l’ignorance.

Alors a-t-on toujours besoin de prendre une bonne décision en se refusant d’avance de se tromper par exemple avant le mariage ?

Cette question qui transcende entre le mariage et le choix m’inspire d’un regard sur notre société traditionnelle. S’il n’est pas toujours facile de mettre une table rase sur le passé de générations bâtit par nos anciens et qui fait notre fierté car elle a su maintenir une paix sociale, une harmonie, le commun vouloir vivre, le respect des principes de base accepté par tous, n’empêche on ne peut réfléchir à son amélioration, sa perfection. Si cela a bien marché pour nos anciens, nous cette nouvelle génération, nous sommes confrontés à un monde en pleine expansion, des bouleversements techniques, technologiques, économiques, politiques ect… où le comparatif nous a permis ou nous permettra d’être en phase avec l’évolution en cherchant seulement le positif en vue de corriger nos cultures négro africaines pour sa perfection bien sûr sans toucher aux fondamentaux.

En se référant à des exemples concrets, en Afrique noire, par exemple, un jeune devant des gens âgés n’a ni le droit de dire ses pensées même si elles sont positives. Cela est très mal vu surtout s’il se trouve qu’il a raison. Moi j’y vois un orgueil des anciens à cacher leur imperfection. Ils s’obstinent à vouloir toujours détenir la vérité. Ni le droit de soutenir son regard face à un ainé. La coutume voudrait qu’il baisse ses yeux. D’ailleurs un ami me disait nos dirigeants élevés dans cet environnement ne feront jamais de poids l’hors des négociations, des rencontres avec leurs homologues occidentaux. Pour nous africains c’est pratiquement impossible sauf le Mali car ils s’habillent généralement en occidental. Même si je ne juge pas cette attitude comme complexe mais plutôt un fruit de leur éducation occidentale.

Encore une fois, devons nous pas réfléchir sur notre culture dans un contexte de mondialisation ou s’immobiliser sur un passé aussi glorieux qu’il soit apparemment n’a plus sa raison d’être.

En outre, les asiatiques, les indiens, les arabes se sont développés sans renier à leur culture où l’hors des sommets internationaux comme le G8 ou le G20, même le profane peut reconnaitre facilement le représentant de ses pays émergents rien que par l’habillement.

C’est pour quoi je ne me range pas derrière l’assimilation aveugle, mais le progrès. C’est mon sentiment en tout cas.

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