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Sans audace, sans victoire ?

Mes amis,

Vous conviendrez avec moi : la précipitation brise nos rêves durables. Une longue période sans une foie intacte nous pousse à sombrer dans un désespoir sans issue. Alors qu’on a tendance à toujours oublier, l’espoir est le meilleur allié.

Vouloir réaliser tous les projets en même temps, dans la vitesse, va générer inévitablement une courte période de bonheur.

Cherchons toujours et nous trouverons dans l’exemple des gens qui ont réussi. Ils ont su dans la douleur, dans la patience, le rejet de la violence, du renoncement, du refus de coopérer sans être libre, du patriotisme, de la croyance pour obtenir gain de cause. Et aujourd’hui, tout le monde leur admire. Mandela en est l’exemple vivant.

Inutile de le répéter chaque chose à son temps. Encore moins il ne faut jamais cesser de se remettre en questions, de travailler pour améliorer ses qualités (chaque personne est unique de ses dons venus là haut) et rectifier ses défauts (n’oublions jamais notre caractère mortel). La vie n’est pas une scène de théâtre, de même une guerre sans fin. Tout simplement la vie demande du mouvement, du changement…

Je passais mon temps à me plaindre et je continue à le faire même si en tout ce n’est pas mauvais. Car je pense accepter sans réserve une situation de bassesse, de faiblesse, de diminution, d’incompétence, d’indécision, de démission, du renoncement, de l’habitude, de lassitude, d’oisiveté etc… équivaut à la lâcheté d’un homme, sans dignité, sans courage, sans progrès à la limite un homme animal.

Vouloir toujours être parfait serait de l’utopie, une mission impossible. Ça reste quand même un idéal à encourager. Il faudrait souhaiter. L’échec ne doit pas nous sombrer dans le vide, dans le noir. Au contraire, on doit de se féliciter pour aller toujours vers la perfection. L’essentiel est de ne jamais cesser de marcher. L’idéal est d’être toujours dans le « timpo » pour tendre vers la destination. Il faut chercher à atteindre les limites naturelles pour être un surnaturel, un immortel.

Audacieusement, mes amis, provoquons, moquons, chantons, crions du bonheur à l’image de l’esclave libéré, des gens  qui veulent nous réduire dans un faux jugement avec « l’arme de l’amour », expression fétiche de Martin Luter King.

De l’audace encore de l’audace pour interpeller Obama. Voilà un type audacieux. Il a montré la voie.

 

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Les sénégalais sont intelligents ! Quelle farce !

En démocratie, l’exercice le plus facile est le critique et le plus difficile est évidemment de proposer des solutions efficaces.La politique est tellement démagogie que les acteurs ne reconnaissent jamais les bonnes idées de leur adversaire. Et même étant  le cas, il y aura toujours de récupération ou d’exagération  de la part de l’émetteur et du récepteur. La raison  est simple, ils ont compris que le peuple est à l’image du troupeau, sans esprit, oubliant vite, compact, il suivra sans se lasser, le guide le plus  habile qui promet des terres plus fertiles.

Mamadou Dia n’avait pas tort, lorsqu’il affirmait : « la politique est un truc très sale ». Lui-même en est la parfaite illustration. Au Sénégal, on milite à un parti non à une cause. On le fait malheureusement parce que dans une croyance collective c’est le chemin le plus facile pour gagner sa vie . On ne peut pas faire la politique en gardant sa dignité, son honneur, sa liberté dans un parti. Il n’existe pas si vous en connaissez dites le moi. Elle manque d’éthique, de justice, de dignité, et j’en passe.

Partout ailleurs, on milite par principe. On est libéral parce qu’on croit à la justesse de ses idées, de même socialiste, communiste, extrême droite ou gauche…

Partout ailleurs, les partis sont la propriété des militants. Il n’existe pas un chef naturel à vie. Seuls priment la compétence, la capacité à diriger, le leadership, l’intégrité…Au Sénégal et un peu partout en Afrique c’est le contraire.

Partout ailleurs, les électeurs choisissent leur candidat suite à des programmes et non des considérations que je me ferais mieux de taire.

Un candidat idéal se mesure par sa capacité à affronter les défis spécifiques suivant l’évolution du pays. La manière de faire une campagne au Sénégal sera plus ou moins comparable au Mali,  et différend en Europe ou aux USA.

Servir et non se servir un crédo qu’on n’applique guère.

La plus grande tristesse dans cette affaire, les militants de base se tuent et s’entretuent pour quelques sésames. On cherche à être plus proche des postes de responsabilité par tous les moyens mystiques mêmes , pour espérer enfin réussir dans la vie en touchant la « manne financière impropre ». Avec l’argent, les hommes politiques nous donnent toujours le mauvais exemple. Finalement cette croyance devient un dogme. Un ancien premier ministre se permet d’insulter les sénégalais en affirmant publiquement, sans impunité, son problème avec le président actuel résulte d’argent  « sale », une affaire de « bandits à grand chemin ». Ces deux hommes, au niveau fonction,  les plus importants dans ce pays se permettent de prendre le pays en otage en jouant leur grande comédie digne d’un film hollywoodien. A l’heure des élections c’est le grand deal pour calmer les esprits assoiffés de commentaires, mêmes les journalistes soient disant intelligents faisaient parti du troupeau. Ils ont trompé tout le monde. On utilise comme stratégie la voie respectueuse du religieux. Et ça marche bel et bien. Le soir des élections présidentiels ces deux sortent vainqueurs. Les sénégalais ont voté aveuglément pour eux.

Et après, tout le monde se désole que le pays va mal. Paradoxalement personne n’ose dire j’ai participé à la fabrication de cette monstre. Moi j’ai l’impression Aimé Césaire dans son Cahier d’un retour au pays natal parlait au peuple sénégalais : « cette foule qui ne sait pas faire foule, cette foule, on s’en rend compte, parfaitement seuls sous ce soleil, à la façon dont une femme, toute on eût cru à sa cadence lyrique, interpelle brusquement une pluie hypothétique et lui intime l’ordre de ne pas tomber ; ou à un singe rapide de croix sans mobile visible ; ou une l’animalité subitement grave d’une paysanne, urinant debout, les jambes écartées, roides. »

Durant toutes ces années, je ne cesse d’attendre : « les sénégalais sont intelligents. »

Alors BOUGNOU KENE NA RAYE

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Enjeux 2012: wade et l'opposition

Depuis que Wade a annoncé sa candidature en 2012 pour un 3e mandat, nous constatons un grand bruit inutile dans la classe politique : les constitutionnalistes d’abord puis les politiciens. Sa candidature annoncée tôt fait peur à l’opposition qui semble être un prétexte en fait pour se faire entendre.

Je ne suis pas un habitué à parler de la politique dans mon blog si et seulement si c’est l’intérêt de notre pays, mais pas les hommes. J’estime en tant que simple citoyen aspirant le développement de l’Afrique en général, du Sénégal en particulier, à l’image des pays émergents (Inde, Chine, Brésil…), le devoir de  donner mon opinion personnelle. Il n’est rien d’autre qu’une voix parmi tant d’autres  dans un débat qui ne vise qu’à sortir de cette triste situation de notre pays. L’essentiel de ce débat tourne au tour de la démocratie.

En 2000, le Sénégal a montré l’exemple que Oui ! la démocratie est possible. On a organisé des élections libres et transparentes. La majorité de la population a opté pour l’alternance après 40 ans de règne sans partage des socialistes. Abdou Diouf symboliquement a accepté sa défaite après la victoire incontestable et historique de son adversaire politique Me Abdoulaye Wade. Malgré quelques parenthèses douloureuses, le Sénégal a été toujours cité comme exemple de démocratie en Afrique et il l’a confirmé grâce à la sagesse de Diouf, peut être heureux d’en finir  après une certaine amertume contre ses lieutenants, l’histoire nous le dira certainement.


En 2001, Wade malin et animal politique qui connait bien les sénégalais et ceux qui les animent pour les avoir côtoyer pendant ¼ de siècle dans les coins et recoins du Sénégal, l’euphorie de l’alternance, a donné un cadeau empoisonné, à ce pays, la constitution par référendum. Les gens ne pouvaient en ce moment précis de l’histoire  que se prononçaient sur le Oui. Le PS seul grand parti  mort, l’opposition est inexistante.

A son initial, la constitution rédigée par des spécialistes, dans l’ensemble, était bien accueillie, sans une critique majeure. En effet, elle était un enseignement des erreurs du passé. Même si tout le monde ne l’approuvait aussi surtout de la part des intellectuels sur certains points comme la laïcité.  Il y’avait du positif : droit à la marche, liberté de presse, limitation du mandat présidentiel à 2 d’une durée de 5 ans etc.

En 2010, Wade et son régime ont modifié plusieurs fois la constitution en regardant que leurs intérêts pour s’accrocher au pouvoir. Comme à son habitude Wade surprend tout le monde en annonçant  sa candidature en 2012  pour un 3e mandat. L’opposition comme un seul homme cri au scandale pour saisir la cour constitutionnelle. Selon elle, Wade est exclu de ses élections. Ce qui est vrai. Elle pense que la constitution l’interdise. Son camp saute sur l’occasion comme des bêtes sauvages en argumentant un débat mal saint, une peur bleue de la part de l’opposition.

Je vais étonner en tant que militant social-démocrate  donc naturellement de l’opposition pour donner raison aux libéraux. A son âge, les dérives de sa gouvernance pendant ses 10 longues et douloureuses années  pour le peuple sénégalais, Wade continue encore à faire trembler ses adversaires.  Le fond du problème en est que nous avons  une opposition qui ne sait pas opposée. Depuis 10 ans jamais on leur a senti être la voix du peuple face aux dérives de l’alternance. Cette étiquette  qu’on leur colle semble être une réalité. La politique ne se fait pas dans les salons. Moi je vois une bande de vieux en grande parti traditionnellement du PS qui n’ont jamais connus la dureté et l’habileté de l’opposition. Ma plus grande désolation est l’obstacle que représente Ousmane Tanor Dieng dans ce grand parti de Senghor, Lamine Gueye, Abdou Diouf. Tel un dictateur entouré de ses petits chiens pour empêcher toute restructuration, tout renouvellement, toute révolution au sein du PS comme à l’image du parti socialiste français avec ses vieux qui semblent s’éterniser. Vu son passé, Tanor sera difficilement président c’est une certitude. Il serait sage de sa part de donner la chance aux jeunes compétents (khalifa Sall par exemple) ou aux femmes (Aminat Mbingue Ndiaye, Aminata Tall Sall), qu’il organise des primaires  comme cela se fait aux Etats unis ou en France. MacCain, Terry, Ségolene, des gens qui ont qui ont perdu une campagne présidentielle doivent donner la chance aux autres.  C’est ça la logique. Ne me dit pas le Sénégal n’est pas la France ou les USA. Le Sénégal c’est une grande démocratie y a pas de doute à ça. Il suffit juste de corriger cela au fuir et à mesure de l’histoire cette jeune démocratie.

Pour revenir à l’opposition, elle ne pourra jamais battre Wade sans le PS encore que Tanor ne sera son candidat. Si Wade se présente même si c’est illégitime au regard de la constitution, elle doit plutôt saisir cette chance car le peuple  lui a tourné le dos. Mais pour cela y a une condition, elle a besoin d’un homme ou d’une femme charismatique. En rang dispersé, malgré l’impopularité de Wade, elle ne gagnera jamais. Mieux vaut réfléchir maintenant sur un candidat unique en son sein, adopter une stratégie pour la conquête du pouvoir et la construction du pays dans un programme cohérent, efficace et efficient. Les sénégalais sont fatigués par la manière dont les politiques se détournent de leurs intérêts. Il s’agit avant tout du peuple qu’on milite, qu’on s’engage pour construire cette nation, lui permettre de prospérer. Moralisez un peu la politique.

En annonçant tôt sa candidature, Wade veut jouer avec l’opposition pour le détourner de ses objectifs. Macky Sall qui n’est pas totalement de notre côté, on le conseille de méditer l’exemple de Idrissa Seck en 2007. S’il rejoint sa famille, il perdra toute sa crédibilité. Il perdra s’il rejoint le PDS et gagnera en étant le 3e homme qui peut faire la différence  au 2e tour par exemple.

Wade doit essayer de sauver son fils plutôt que de nous imposer  comme cela se faisait au temps des royaumes. C’est fini. This game is over.  S’il veut être président, Karim a les pleins droits de se présenter devant les sénégalais, mais on acceptera jamais par procuration. A cette occasion aussi, il devrait se répondre devant tous les scandales dont il est mêlé depuis qu’il travaille à côté de son père président.

Je terminerais en disant Sarkosy en France, Merkel en Allemagne, Obama aux USA, la politique n’appartient plus aux vieux, les femmes, les jeunes pour apporter du renouveau, on cherche une nouvelle alternative. Trois grands partis au Sénégal suffisent largement, pour la gagner la confiance de leurs militants et largement  des sénégalais.

Que Dieu bénisse le Sénégal, l’Afrique, le Monde.

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Bob Marley

 

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Et si on se disait toute la vérité...

Expression de l’amitié avec tous les superlatifs, sourire d’or, accueil chaleureux  fraternel, coup de  téléphone nostalgique, aide humanitaire et spontanée, regard d’amour…tout cela se cache derrière une intention malveillante de l’homme. Les actes sont la plupart diamétralement opposés aux images, aux paroles.

Socrate affirmait que l’homme est volontairement méchant. Selon ma certitude, ce jugement qui semble s’éterniser peut être renversé sous certaines conditions. Ceux qui nous poussent à faire des actes contraires  sont la manifestation de la peur. Et si on prônait de dévoiler la vérité telle qu’elle est ? J’en suis sur ça va étonner certains, mais ce n’est pas impossible. Certes, l’homme n’est pas habitué, le secret a été toujours son arme fatale pour sa survie, cependant si on essaie de l’appliquer tout le monde y gagnera. Tout le monde affirme que l’humanité va droit au mur, l’explosion est inévitable, encore une fois on peut réagir maintenant avant qu’il ne soit trop tard.

Il ne faut jamais avoir peur de s’arrêter en se disant toute la vérité. Elle n’est pas souhaitable d’entendre toujours une vérité amère par contre ça vaut mieux un mensonge sucré.

Cultivons l’amour, l’honnêteté, la fraternité, la solidarité.

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