NGARYNIORO ( Ibrahima Sall )

Retour de l'Etat pour moraliser le Capitalisme

25 Mars 2010 , Rédigé par ngarynioro Publié dans #Coup de gueule

Le monde est entrain dans une nouvelle ère depuis la chute du mur de Berlin en Novembre 1989 marquant ainsi  l’uni polarisation, la mondialisation galopante. On est passé d’une époque de profonds changements : l’économie de marché, le développement de l’ordinateur notamment l’internet, le portable, les satellites et d’autres progrès techniques dans le futur proche plus impressionnants.

Le Socialisme est derrière nous. Vive le tout puissant Capitalisme qui écrase tout sur son passage : la Chine, la Russie, les ex satellites de l’U.R.S.S, l’Inde, le Brésil, les pays magrébins, du golfe même une partie de l’Afrique. Nul n’y échappe. Le monde évolue vite et la survie dépend de l’adaptation. Il faut être créatif, compétitif, s’ouvrir aux autres sans avoir peur. Le rôle de l’Etat est limité pour ne pas dire inexistant. Son champ d’application est de plus en plus réduit. La crédibilité est plus du côté des acteurs, des individus. Les fondamentaux du Socialisme sont aux oubliettes. Comme si le monde n’a plus de cœur pour compenser avec la douleur des faibles, des pauvres, des démunis. Un exemple concret Obama et son administration  ont eu toutes les peines du monde à faire passer le projet de loi sur l’assurance maladie dont bénéficiera des millions d’américain. Il a fallu d’arrache lutte, de concessions, de menaces venant même de son propre camp.

On est en quête perpétuelle pour gagner au maximum les marchés, augmenter les chiffres d’affaires, délocaliser là où les coûts sont moins faibles, souci de compétitivité oblige. On est si efficace à comprendre le consommateur ; ses désirs, son attitude, gagner son cœur et son esprit pour qu’il devienne un client fidèle au produit grâce aux techniques sophistiqués du marketing actuel. Nul n’est à l’abri même le nomade en plein désert ou mon cousin peul avec ses troupeaux en brousse.

A force de regarder, les libéraux ont réussi dans la conception de l’homme souhaitable à leurs intérêts. On réfléchit de la même façon ; les rêves, les passions, les envies… Le souci des libéraux est de gagner vite et beaucoup. La sensibilité, le bon cœur on en fait plus une priorité notamment dans les entreprises qui cherchent logiquement les meilleurs pour rester dans la course pour espérer être en tête dans la concurrence.

Au temps, réussir relève d’une connotation péjorative. On est mal vu. On nous assimile à un égoïste. Au temps maintenant  c’est l’exhibition, la fierté, une icône pour les autres qui eux aussi aspirent la même situation.

Malheureusement, l’excès, la folie des financiers notamment les traders, les banquiers qui aboutit à un cycle de crise:  la crise asiatique (1997), la crise des hedge funds LTCM (1998),la crise des valeurs de l’internet (2001),la crise d’ENRON (2002) et dernièrement la crise financière qui prendra longtemps pour stabiliser les économies déjà fragilisées, montre les limites du capitalisme.

Lors du sommet du G20 à Londres et aux Etats-Unis, les chefs de fille, américain, britannique, français évoquent maintenant la « moralisation » du système. Pour un meilleur équilibre, l’Etat doit faire son retour, une obligation de se donner, dans l’urgence, les moyens sans étouffer les libertés individuelles. Le capitalisme a besoin du socialisme modéré. L’autorité est souhaitable dans le cadre déontologique pour éviter les déséquilibres moraux, économiques, politiques voire culturels qui pourraient être une menace réelle pour la stabilité du système capitaliste quant on sait partout l'implosion sociale est un fait. 

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Assez pour l'Afrique!!!

17 Mars 2010 , Rédigé par ngarynioro Publié dans #Coup de coeur

Le bonheur des uns  fait le malheur des autres.

En 1492 lorsque Christophe Colombe découvrit l’Amérique tout l’Occident fût comblé de bonheur. Le bonheur de découvrir la partie la plus riche jamais exploitée du monde, une terre promise, un paradis terrestre. Un contexte historique européen favorise davantage la ruée vers ce « nouveau monde » : les persécutés religieux, la forte démographie, la pauvreté de la masse, la conquête des grandes nations (Portugal, Espagne, France, Grande Bretagne) poussa les cours à garder un maximum de terre. Cela passe par la grande conquête de la lointaine Ouest (Far West). Les Européens trouvent avec la force de leur armée les pauvres amérindiens, autochtones qui ont subis soumission, persécution pour l’exploitation de cette richesse naturelle. Ces derniers, après constat, ne pouvaient plus  physiquement supportés ces efforts des champs. C’est ainsi  que l’Europe, après les travaux des explorateurs,  se tournèrent vers l’Afrique et ses hommes. C’est le début d’une longue et douloureuse page de  la traite négrière. Pendant  400 ans l’Afrique se vida de ses valeureux hommes pour former la plus grande machine humaine de l’histoire qui a permis à l’époque le développement économique  de l’Occident.


Avant en Afrique, les africains vivaient en parfaite harmonie avec des cours, des dynasties, des royaumes, une structure sociétale perpétuée pendant des siècles ; une vraie Civilisation. Histoire glorieuse nous en avions. Nous étions et d’ailleurs jusqu’à présent dans l’histoire. Une petite entre parenthèse pour dire toute notre amertume quand le président Français Nicolas Sarkozy à l’université de Dakar en 2007 dans ce temple du savoir, de la lumière ose affirmer que « l’homme africain n’est pas assez en train dans l’histoire ». Nous qui croyons que ces thèses racistes n’avaient plus leurs échos au 3 e millénaire surtout de la part du plus haut responsable français, dont le pays est le berceau des droits de l’homme pour satisfaire uniquement l'électorat du Front National.C’est inadmissible même si au fond outre ce calcul politique l’homme n’est pas raciste. Quand les écolos un peu partout en Europe pèsent dans les élections, on nous donne raison. La nature il faut la respecter sinon elle se rebellera contre l’homme. Jean Jacques Rousseau l’avait prédit. C’est ce qu’avait compris l’homme africain. Regardons  comment la planète est maintenant détruite par le soit disant progrès. Les conséquences du réchauffement commence déjà à se faire sentir dans notre pauvre maison.

Pendant la traite négrière, l’histoire de l’Afrique bascula. On puise jusqu’aux os sa richesse : ses hommes, ses ressources. On laisse derrière famine, feu et sang des razzias ( les africains aussi sont complices) exode massive vers des zones de sécurité mais sans nourriture, des femmes, enfants et vieux sans défense… Tandis qu’Amérique c’est le travail forcé dans les champs de plantation des fouets qui n’en finissent jamais pour faire le bonheur de l’Europe : café, cacao, or…En un moment la conscience collective ne pouvait plus tolérer. Les gens se sont révoltés en Europe pour aboutir en 1848 à l’abolition de l’esclavage par Victor Schœlcher et compagnies.

Après un court répit pour l’Afrique, cette Europe créa en toute pièce des thèses civilisatrices. Elle voulait nous donner gratuitement une « civilisation ». Tout au début on nous envoie les évangéliques et puisque ça fût un échec ces grandes puissances contractuellement se sont mis d'accord et se jettèrent vers cette pauvre Afrique affaiblit avec toute leur technologie militaire qui feront face à des résistants qui seront toujours nos héros pour la coloniser. Cette colonisation durera 100 ans où on est administré sur notre propre sol, classé au seconde zone, imposé leurs pensées surtout leur langue sans jamais nous donner la science, exporté toutes nos matières premières pour faire alimenter la grande machine qui fera la « révolution industrielle ». On voit jusqu’à présent l’apport de l’Afrique au vieux contient. Que serait-il sans l’Afrique ?

En découvrant toute la « barbarie » pendant les 2 guerres mondiales des gens qui prétendaient nous civilisés, cette Europe là en réalité ne l’est jamais, les élites africains ont sauté sur l’occasion et  réclamé l’indépendance soit par la force, soit par le dialogue. Finalement ils l’ont obtenu vers les années 1960. Libre nous le peuple on  croyait. En fait quelques années après il se demande quant est ce qu’il finira dans la mesure où les gens vivaient au moins mieux qu’avec les blancs colonisateurs. En réalité l’indépendance n’était que politique. Avant de se replier ils ont bien gardés leur pouvoir décisionnel grâce à certains de nos chefs d’Etat « marionnettes » qui sont tous au commande du métropole, dans des circonstances encore troublantes cohabités des peuples opposés et désunis des peuples unis. Disons L’épée de Damoclès était le coup d’Etat, la menace de la suspension de l’aide, du paiement injuste de la Dette liée à la piège du politique de la Coopération : de véritables réseaux omniprésents et terribles mais qui sont dans l’ombre ; une main forte et invisible. Les pays africains subissent enfin la dictature du F.M.I et de la Banque mondiale pour nous imposer de suivre le chemin indiqué mais inadapté à nos réalités économiques et sociales.

A l’aube du cinquantenaire de l’indépendance de nos Etats, pour le Sénégal le 04 Avril prochain nous disons ASSEZ. Mon peuple a tant souffert. Nous voulons la liberté que vous revendiquez. Oui l’Afrique a besoin de souffler un peu pour être demain l’Inde ou la Chine.

Sans haine ni rancune du passé, on demande de construire librement notre avenir. On le mérite.

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Beautiful Africa

2 Mars 2010 , Rédigé par ngarynioro Publié dans #Coup de coeur


 
Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens.

 
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