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Formation inadéquate, jeunesse sacrifiée

Après mon Bac, et bien avant j’étais passionné par l’Histoire. Faire cette discipline à l’Université est la raison même qui m’a poussé à décrocher le Bac L2 (Sciences Sociales et Humaines) en quelque sorte.

Pour rien au monde, malgré les alertes de mon Père qui connaissait bien cette réalité, comme le dit le proverbe africain :  «  Le vieillard assis voit des choses que le jeune homme debout ne voit ». Je discutais souvent avec mon ami qui me collait volontier ce nom, Iba Der Thiam, l’historien. En fait, il s’avait bien mon obscession aveugle de suivre l’Histoire. Je ne voyais que ça dans ma tête. Le jour de l’acceptation de mon inscription à l’université, j’étais hyper content. L’idée de faire mes études dans ce temple du savoir qui porte le nom de mon idole, Cheikh Anta Diop, le grand savant, l’historien… celui qui a démontré par ses travaux scientifiques incontestables la grande falsification de l’histoire notamment égyptienne, et d’autres aspects personnels que je ne peux même pas détailler ici, faisait de moi un  homme pleins d’espoirs. Les discussions avec amis, ainés, je me prenais pour un intellectuel, un dieu sur terre qui a toutes les réponses aux questions.

 

Durant ma première année à l’université, avec mes amis (Cheikh Ousmane SANE et Ibrahima DIOP) nous étions tous motivés. On étudiait ensemble sans relâche. On prenait au sérieux TOUT même les cours les « moins importants ».
 
A l’heure des résultats de fin d’année, c’est la douche froide. Nous n’avons pas obtenus les Unités de Valeurs (UV) nécessaires pour être en deuxième année. Aussitôt, une discussion avec un groupe composé d’anciens étudiants nous faisaient oublier cette défaite. Ils nous ont convaincus que la première année c’est toujours comme ça, même les meilleurs n’y échappent pas. Comme un revers de main cette déception se transforma en une motivation inégalable. En ce moment, nous estimons que le chemin à parcourir pouvait continuer. 

 

La reprise pour compléter les UV qui nous faisaient défaut, nous pensions reprendre l’année comme une promenade de santé. Pour nous c’est acquis d’avance. Malgré cette confiance on ne baissait jamais les bras.

On n’y attendait même pas. La surprise après les résultats fut terrible et nous jeta dans une déprime totale. Tout notre espoir, notre espoir se dissipa. 

Je quitte un moment mes camarades pour parler de mon propre histoire. Comment j’ai vécu cette épisode ? En ce moment, ma vie semble être dans l’obscurité totale, pas un étincelle de lumière pour me guider, ceci pendant une longue année. Je n’avais plus envie de faire les études malgré les propositions de mes professeurs dans une autre faculté (juridique était pour moi le seul choix mais que je ne voulais pas). Pour moi je n’étudie pas pour étudier. Je le fais parce que je l’ai choisi librement, une vocation. J’ai menti à tout le monde. A chaque fois qu’on me posait cette question ; que fais tu cette année ? Je ne répondais toujours je suis à l’université.


Cela me faisait mal très mal de mentir. Pour préserver un peu ma vie privée, je suis obligé de m’arrêter là. Comme toujours c’est dans les pires moments qu’on peut connaitre ses amis. J’ai découvert aussi l’amour de ma famille.
Comme un sursaut j’ai décidé de faire la gestion des entreprises et je l’ai bien réussi. Actuellement je suis en troisième année en Finance comptabilité.

Pourquoi cette histoire? C’est parce que c’est celle de milliers de jeunes africains, sénégalais qui sont confrontés à l’échec universitaire qui n’est pas de leurs fautes en grande partie. Les conditions à l’université sont pour nos frères et sœurs terribles. Un amphithéâtre qui accueille le triple de sa capacité ; les gens qui vivent entassés dans les chambres, la plupart venant des régions loin de leurs parents, leurs soutiens, rencontre d’énormes problèmes par exemple la bourse qui ne satisfait pas les besoins primaires ou qui tarde souvent ; ils sont laissés à eux-mêmes ; les grèves qui n’en finissent jamais, les membres des amicaux qui sont tous au commande des politiciens que ça soit au pouvoir soit de l’opposition. Pire encore, les débouchés : le marché du travail est confronté à une saturation monstre de la demande. Enfin tout cela est dû à une absence ‘une politique d’éducation efficace. On a besoin  bien sur des infrastructures mais des formations qui permettront à la jeunesse de pratiquer leurs savoirs faires. C’est bien la théorie mais ça n’avance pas un pays. Je pense que le plaisir n’est pas les études mais après notre utilité dans un domaine pour avancer ce pays pauvre. Nous devons orientés les jeunes à la formation qui leur permettra d’être actif. Les potentialités locales doivent inciter nos dirigeants à pousser les jeunes à suivre certaines formations qui les reflètent mieux.

 

L’université de Dakar est une bombe à retardement. Voilà un lieu qui sacrifie cette jeunesse innocente.  

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Réalité intime

Il m’arrivait souvent de rêver de la femme qui sera ma double, la mère de mes enfants, ma conseillère, ma complice, mon intime… 

Cette femme idéalisée, pour moi, jamais dans la réalité, je la verra un jour. C’est une pure fiction comme dans les films, les livres. Un ami d’ailleurs aimait se moquer de moi : cette fille là tu la trouverais dans une autre planète mais jamais sur terre.

Jusqu’au jour où il me semblait la découvrir à l’horizon. Elle était si proche mais si loin de moi. En effet, mes attentes, avec mes doutes, se dissipaient dans le désespoir. Au moment que je pensais enfin la trouvais, je découvre une autre réalité. La quelle ? Mes désirs se heurtent à la religion, à la morale, à l’éthique. Mais comment faire si l’amour nous rend aveugle.

Et là je commence à appliquer la politique de l’Autriche, la fuite en avant. A la longue, cette frustration crée  pout moi une prison où j’ai l’impression d’être condamné à perpétuité.

Mes amis je ne dis pas tout : questions de préserver un peu ma vie privée. Par contre, il me semble important de partager ce qui nous arrive tous une fois au moins dans la vie.

  Cette situation m’a permis en fin de compte d’ouvrir un peu les yeux sur une réalité qui mérite maintenant toute sa considération malgré notre vouloir.

Nonobstant, l’être humain a toujours le choix. Si cette relation est solide vous pouvez faire face à n’importe quel obstacle à deux bien sûr. Ainsi vous pourrez peut être vaincre.

En attendant les événements ce qui est le plus difficile est d’éviter de se tromper sur la personne. Pourrait-elle vous suivre ? Et à quel niveau ?

Cette période est la plus importante du fait des conséquences futures irréparables : positives ou négatives. La décision a de sens maintenant. 

Aller je ne suis pas un amoureux qui sombre dans le chagrin ou qui cherche une solution, au fait je voulais juste écrire à ce moment précis comment j’analyse cette situation par rapport à un dogme ancré depuis mon tendre enfance. Maintenant je vois la réalité.

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Assumons et changeons !

Je me promenais un jour à Dakar et une image m’a soudainement frappé. Je voyais nos chers compatriotes se ruaient vers les ambassades en faisant la queue comme des animaux qui vont à l’abattoir. Parmi ces personnes, je parie, des gens qui gagnent bien leur vie au Sénégal et laisse Tout pour un pari fou que le paradis ne se trouve pas mais ailleurs. D’autres, en clandestine, choisissent les pirogues pour se donner gentiment la mort. Quel suicide ! C’est le sommet de l’irresponsabilité. Un constat qui me révolte, saigne mon cœur. Alors POURQUOI ?Pour quelles raisons, on se donne au tant de moyens, de mal, pour chercher quelque chose qui est sous nos pieds.


Nous sommes tous aveugle dans ce système que  nous acceptons fatalement. Si on inverse cette énergie pour le service de notre nation, nous ne saurions pas là aujourd’hui. Devant l’histoire, même si nos dirigeants sont en partie responsable, il ne faut jamais oublier qu’aussi le peuple n’est pas totalement blanchit. Le culturel, le religieux nous dresse derrière cette barrière « génétique » pour sortir du naturel et aller vers l’évolution, la Révolution.Chacun dans son coin, cherche avant tout à sauver sa peau : une légitime soit disant légitime. C’est faux de croire pour la formule magique. Il serait beaucoup plus subtil de regarder un peu l’intérêt général. Les autres à qui nous regardons si bas avec cette complexité (qu’on a l’impression restera à l’éternité) ne sont pas des surnaturels. Ils sont comme nous. Essayons de voir, comment ils ont fait pour arriver là aujourd’hui. Ils sont aussi vulnérables que nous. Mais leur force, ils ont l’art de le cacher.A la recherche d’une formule magique, la seule pour moi qui soit valable est le Travail. Si on se disait la vérité, nous ne travaillons pas. Un exemple concret, à l’image du service public au Sénégal ; l’absentéisme, le non respect du travail, la corruption sous toutes ses formes, le manque de motivation des travailleurs qui ne craignent rien car à la fin du mois, nous les contribuables ont paient des gens qui ne le méritent pas. Le mode dans les bureaux n’est pas la méritocratie, c’est les relations parentales, politiques, ethniques, religieuses…Nous sommes au antipode  des « hommes qu’il faut à la place qu’il faut ».


Pire encore tout le monde accepte ça comme Normal. Il ne suffit pas d’être le meilleur dans les études, en entreprise, mais estime toi heureux d’être dans ce cercle vicieux des relations. Mieux vaut avoir la chance que la licence. Les compétences on s’en fou. Comprenant cela des sénégalais, nos dirigeants jouent le jeu très bien. Après que se passe t-il ? On crie sous tous les toits ces politiciens sont tous pareils. C’est nous qui sommes ingrats envers nous-mêmes. L’égoïsme c’est de chercher que son intérêt et non pas celui de la communauté.


Pire encore on n’aime les gens  qui cherchent à changer cette situation. On est face à un lobby si puissant, violant composé de voyous, de faillant. Parce que en dehors de ce système qui fait bien leurs affaires, ils sont appelés à disparaitre face à un nouvel ordre.

Le peuple est fautif dans cette histoire. Oh la méritocratie !!! Vous répondrez t on avec une telle arrogance, unitile ce slogan au Sénégal. Quel terme Imbécile inadéquate, stupide pour bon d’entre nous.

Notre Sénégal brûle petit à petit et chacun dans son coin ferme les oreilles et se couvre les yeux pour attendre tranquillement comme un « sort divin » la mort qui est si provoquée depuis la naissance. Nous allons droit au  mur et on ne fait rien.


Avant l’indépendance, après l’indépendance, mon peuple se condamne dans ce carcan de faiblesse. On y peut rien. C’est la volonté de Dieu. Faux Dieu n’est rien dans cette histoire. Le travail est le seul remède. L’Allemagne et le Japon après la guerre était à niveau zéro. Mais regarde aujourd’hui leur situation : 2eme et 3eme dans tous les domaines. En y regardant de près le résultat n’est pas si magique que ça? Ils ont travaillé tout simplement. Notre mal est que nous ne travaillons pas.Même pas un petit frémissement de la part du peuple qui aspire au changement n’est détectable.On ne rêve pas et on ne se donne pas les moyens de rêver.


Chaque partie du monde est un paradis. Mais il appartient aux gens qui y vivent de créer ce paradis.

 

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